top of page

Le carnet d'Agnès  p. 4

So phare away

 

Quelque part, un phare s’effare de n’être plus qu’un phare dans la nuit. Dérisoire, il s’amarre au milieu des flots sans fards.

Hagard, il s’égare dans l’azur noir .

 

Il tente un dernier opus quelque part au milieu des flots.

Érigé tel un phallus, il s’offusque de l’agonie de tout un corpus . Matelots et cageots, cachalots et tourteaux, bateaux et paquebots.

Fini la pêche au gros, le vertigo des flots, le tango des peaux, adieu le flamenco.

Surtout, il aurait voulu en faire tout un cactus ! Sacré lapsus...Il se sent désormais minus...

 

Avoir brillé trop tard, emporté par une fanfare sans aucune gloire le voila blafard dans un étroit placard illusoire.

Noyé dans son désespoir, il pleure des baignoires tous les soirs au creux d’une marée noire.

 

Ceci ressemble fi l’histoire d’un phare qui a chopé le cafard parce qu’on a oublié de l’apercevoir...

Image5.jpg
bottom of page